Le souvenir du 8 mars 2017 reste douloureux pour Unai Emery.
Alors entraîneur du Paris Saint-Germain, il avait vu son équipe perdre 6-1 au Camp Nou, après avoir remporté le match aller 4-0.

Neuf ans plus tard, à la veille de retrouver le FC Barcelone avec Aston Villa, le technicien espagnol est revenu sur cette soirée devenue l’une des plus célèbres de l’histoire de la Ligue des champions.

Interrogé sur ce qu’il avait appris de cette rencontre, Emery a distingué les enseignements sportifs et ceux « extrasportifs », avant de lâcher : « Le VAR aurait été nécessaire à ce moment-là. »
Une phrase mesurée, mais lourde de sens pour un entraîneur qui a longtemps estimé que certaines décisions arbitrales avaient pesé sur le résultat.
Une remontée historique, un débat toujours vivant
Le Barça avait abordé le match retour avec quatre buts à remonter.
Luis Suárez, un but contre son camp de Layvin Kurzawa et Lionel Messi avaient porté les Catalans à 3-0, avant qu’Edinson Cavani ne marque pour Paris.

Il fallait alors encore trois buts au Barça pour se qualifier — et Sergi Roberto inscrivit le sixième dans les dernières secondes.
Mais la rencontre est aussi restée associée à plusieurs décisions controversées, notamment un penalty accordé au Barça et des contacts dans les surfaces.
Emery avait déjà expliqué, en 2020, qu’il aurait changé l’arbitre de cette rencontre et dénoncé des décisions qu’il jugeait défavorables au PSG.
Le VAR aurait-il changé l’histoire ?

La vidéo-assistance n’était pas encore utilisée en Ligue des champions en 2017. Elle a été introduite dans la compétition à partir de la saison 2019-2020.
Emery ne dit pas explicitement qu’elle aurait garanti la qualification parisienne : il affirme qu’elle aurait été nécessaire. La nuance compte.
Le VAR peut aider à corriger certaines erreurs manifestes, mais il ne supprime ni l’interprétation des situations ni la part d’incertitude dans un match.
La remontada demeure donc à la fois un exploit sportif du Barça et un épisode qui nourrit, côté parisien, le sentiment d’une occasion historique échappée dans des circonstances contestées.
Le rappel d’Emery ne réécrit pas le résultat ; il ravive une question qui traverse encore le football : comment préserver l’équité sans transformer chaque rencontre en procès de l’arbitrage ?
Un retour chargé de souvenirs
Cette déclaration intervient avant le retour d’Emery au Camp Nou, cette fois à la tête d’Aston Villa contre le Barça de Hansi Flick.
Le contexte donne une résonance particulière à ses propos : il revient dans un stade où il a vécu l’une des soirées les plus marquantes — et les plus amères — de sa carrière.
Une belle confrontation qui oppose Unai Emery à Hansi Flick avec son Barça que l'entraîneur espagnol n'a pas hésité d'encenser : "Ce Barça peut battre n'importe quelle équipe ", dit-il.

Le 6-1 appartient désormais à la légende du Barça. Mais pour Emery, il reste aussi le rappel qu’un match peut se jouer sur des détails, des décisions et des émotions qui continuent de peser longtemps après le coup de sifflet final.
Coup d'envoi Mardi, 03 Novembre à 2026 à 20H00 GMT !
Pronostic : FC Barcelona 3 - 1 Aston Villa
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